Ces deux petits mammifères sauvages, souvent confondus, peuplent nos campagnes françaises avec leurs longues oreilles et leur pelage brun. Le lièvre, plus grand et solitaire, possède des pattes arrière plus longues et des oreilles plus pointues à l'extrémité noire. Le lapin de garenne, lui, vit en groupe dans des terriers, est plus petit et trapu, avec un pelage plus grisâtre et des oreilles plus courtes. Tous deux raffolent d'herbes fraîches et de foin de qualité, qu'ils trouvent dans les prairies. Ces cousins de la famille des léporidés se distinguent aussi par leurs nouveau-nés : les lapereaux naissent nus et aveugles, tandis que les levrauts sont déjà couverts de poils et voient dès la naissance.
Le lapin de garenne et le lièvre sont souvent confondus. Pourtant, ces deux espèces présentent de nombreuses différences qu'il est important de connaître, notamment pour les amateurs de nature et les propriétaires de lapins domestiques.
Caractéristiques physiques du lapin de garenne et du lièvre
Le lièvre est plus grand que le lapin de garenne, avec une taille pouvant atteindre 70 cm contre 45 cm pour le lapin. Ses oreilles sont également plus longues, avec des pointes noires caractéristiques. Le lièvre se distingue aussi par ses pattes arrière plus développées.
La silhouette du lièvre est plus élancée, tandis que le lapin est plus trapu. Le pelage présente également des différences : le lièvre arbore une robe rousse à brune, alors que le lapin de garenne est plutôt gris-brun avec un ventre plus clair.
Comportements et modes de vie distincts
Le lapin de garenne est un animal social et grégaire. Il vit en groupes familiaux dans des terriers interconnectés, formant des garennes où plusieurs générations cohabitent. Ces colonies peuvent compter jusqu'à plusieurs dizaines d'individus.
À l'inverse, le lièvre est un animal solitaire qui ne creuse pas de terrier. Il passe ses journées dans des gîtes en surface, de simples dépressions dans le sol qu'il aménage sous la végétation. Les contacts entre lièvres se limitent principalement à la période de reproduction.
Reproduction et croissance des petits
Les lapereaux naissent aveugles et sans poils, dans un nid douillet creusé par leur mère. La femelle met bas 4 à 6 fois par an, avec des portées de 3 à 6 petits. Le développement est relativement lent, les jeunes restant au nid pendant environ 3 semaines.
Les levrauts, eux, naissent déjà couverts de poils et les yeux ouverts. La hase ne produit que 2 à 4 portées par an, mais les petits sont plus autonomes dès la naissance. Leur croissance est plus rapide que celle des lapereaux.
Habitats naturels et territoires
Le lapin de garenne affectionne les terrains bien drainés où il peut creuser facilement ses terriers. On le trouve principalement dans les zones de prairies, les lisières de forêts et les landes, où la végétation basse lui offre à la fois nourriture et protection.
Le lièvre préfère les espaces plus ouverts comme les plaines agricoles et les grandes prairies. Il s'adapte également aux zones de moyenne montagne. Son territoire est généralement plus vaste que celui du lapin, pouvant atteindre plusieurs dizaines d'hectares.
Régimes alimentaires spécifiques
Les deux espèces sont herbivores mais leurs préférences diffèrent. Le lapin se nourrit principalement d'herbes tendres et fraîches, de jeunes pousses et d'écorces. Chez Le Foin de mon Lapin, nous recommandons d'ailleurs un foin de première qualité pour les lapins domestiques, qui conservent les mêmes besoins alimentaires que leurs cousins sauvages.
Le lièvre consomme une plus grande variété de végétaux, incluant des plantes plus coriaces et des céréales. Son régime varie davantage selon les saisons, s'adaptant aux ressources disponibles dans son environnement.
Statut et protection des espèces
Le lapin de garenne connaît un déclin préoccupant depuis plusieurs décennies, principalement à cause des maladies comme la myxomatose et le VHD (maladie hémorragique virale). L'espèce est aujourd'hui classée comme quasi menacée dans certaines régions.
Les populations de lièvres sont plus stables, bien que variables selon les régions. La chasse est réglementée pour les deux espèces, avec des périodes et des quotas stricts visant à préserver les populations. Des mesures de conservation sont mises en place localement pour protéger leurs habitats naturels.